Sorcellerie, humour et dialogues
Malgré une histoire simple, Verte traite sur un ton léger du passage de l'enfance à l'adolescence. Ce roman aborde avec finesse la construction de la personnalité, les premiers émois amoureux, les rapports entre générations et le rôle des parents. Un récit sans temps mort !
Le roman a quatre narrateurs qui alternent tour à tour. Ce procédé met en évidence la complexité des relations familiales, notamment mère-fille mais aussi des relations entre homme et femme. Chacun des protagonistes fait progresser l'histoire en la racontant à sa façon et selon son point de vue.
Idéal pour entrer en douceur dans l’adolescence ! Une belle histoire de sorcières où la part belle est faite à l’humour et aux dialogues.
Assez d’être une sorcière !
Verte a onze ans. Elle descend d’une longue lignée de sorcières. Malheureusement, Verte rejette cet héritage. Elle préfère les garçons de sa classe aux potions magiques.
Sa mère, Ursule est consternée. Il est capital pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. Désespérée, elle accepte de confier Verte à son insupportable mère, Anastabotte. Après tout, Verte et sa grand-mère s’entendent si bien !
Et les résultats sont excellents, un peu trop, peut-être. Car non seulement Verte découvre que la sorcellerie permet de devenir invisible et de recevoir le câble gratuitement mais qu’elle permet aussi de retrouver son père évincé à sa naissance.
Extrait
"Sur terre, tout le monde a le droit de se plaindre. Les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux, les animaux eux-mêmes se plaignent. De l'excès d'amour, de l'absence d'amour, de la famille, de la solitude, du travail, de l'ennui, du temps qui passe, du temps qu'il fait... Le monde râle, c'est ainsi.
Parmi toutes les espèces, il en existe une pourtant qui n'a pas le droit de se plaindre. Une seule. L'espèce des mères. A la rigueur, elles peuvent se mettre en colère. Mais pas gémir, c'est mal vu. Pourquoi ? Parce que grâce à leurs enfants, les mères baignent dans un océan de bonheur. C'est connu.
Quelle hypocrisie ! Moi qui suis une mère, je le dis tout net : ces derniers temps, ma fille me met les nerfs en pelote. Elle me rend chèvre, elle me fatigue."
Livre sélectionné par le Ministère de l’Éducation nationale.Texte de Marie Desplechin
Ce livre a obtenu
• le Prix du « Livre le plus drôle de l'année » décerné par la ville de Beaugency en 1997,
• le Prix « Tam-Tam/J'aime lire » décerné par le Salon de Montreuil en 1997,
• le Prix « Graines de Lecteurs » décerné par la ville de Billière en 1998,
• le Prix « 1000 Jeunes Lecteurs » en 1998.
Édité par L’école des loisirs dans la collection Neuf
180 pages.
Le dessin animé
Le livre a suscité un tel engouement qu'il a été adapté en dessin animé. Voici la bande annonce.